Le paysage de l’immigration au Canada évolue rapidement et, pour de nombreux demandeurs d’asile, ces changements pourraient signifier la perte d’accès à la protection, au travail et à la stabilité.
Avec l’introduction du projet de loi C-12 (Loi renforçant le système d’immigration et les frontières du Canada) et d’une nouvelle politique publique temporaire sur les permis de travail ouverts, des milliers de personnes peuvent désormais se retrouver dans une zone grise juridique.
Si vous avez déjà déposé une demande d’asile ou si vous envisagez de le faire, cette mise à jour pourrait avoir une incidence directe sur votre avenir au Canada.
Qu’est-ce qui a changé avec le projet de loi C-12 ?
Comme l’explique Titan Law dans son analyse détaillée de la nouvelle législation, le projet de loi C-12 introduit deux nouvelles règles d’irrecevabilité importantes qui peuvent empêcher que les demandes de statut de réfugié soient renvoyées à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada:
1. La “règle d’un an”
Si vous êtes entré au Canada après le 24 juin 2020 et que vous avez attendu plus d’un an pour présenter une demande d’asile, votre demande pourrait maintenant être irrecevable.
2. La “règle des 14 jours”
Si vous êtes entré irrégulièrement au Canada depuis les États-Unis et que vous avez attendu 14 jours ou plus avant de déposer une demande, votre dossier peut également être rejeté.
👉 Ces règles s’appliquent de manière générale aux travailleurs, aux étudiants et aux visiteurs.
Que se passe-t-il si votre demande n’est pas éligible ?
Si votre demande est jugée irrecevable :
- La demande ne sera PAS transmise à la Section de la protection des réfugiés (SPR).
- Vous pouvez encore bénéficier d’un examen des risques avant renvoi (ERAR).
- MAIS vous risquez d’être confronté à des retards avant même de pouvoir déposer votre demande d’ERAR.
Cela crée un sérieux problème :
👉 Pas d’orientation + ERAR retardé = accès retardé ou perdu aux permis de travail
Perte de l’autorisation de travail
Avant ce changement de politique :
- Si votre demande d’asile devient irrecevable, votre permis de travail pourrait être annulé.
- Vous devrez attendre le stade de l’ERAR pour présenter une nouvelle demande.
- Cette situation a souvent entraîné l’incapacité de travailler pendant des mois
Pour beaucoup, cela signifiait :
- Instabilité financière
- Dépendance accrue à l’égard des services sociaux
- Risque d’exploitation
La nouvelle politique publique temporaire
Pour combler cette lacune, le gouvernement du Canada a introduit une politique publique temporaire qui modifie la manière dont les permis de travail sont traités.
Ce que fait cette politique :
1. Accès rapide aux permis de travail
Si votre demande d’asile est irrecevable, vous pouvez maintenant :
- Demandez un permis de travail immédiatement après la décision d’inéligibilité.
- Pas besoin d’attendre la notification d’éligibilité à l’ERAR
2. Protection des permis de travail existants
Si vous avez déjà un permis de travail :
- Elle ne sera PAS automatiquement annulée lorsque votre décision d’éloignement deviendra exécutoire .
Qui est admissible ?
Vous pouvez bénéficier de cette police si
- Vous avez présenté une demande d’asile qui a été jugée irrecevable en vertu de l’article 101, paragraphe 1, de la loi.
- Vous n’êtes pas exclu de l’ERAR en vertu de l’article 112, paragraphe 2, point a).
- Vous avez demandé ou possédez déjà un permis de travail.
Pourquoi cette question est plus importante que jamais
Cette politique est une solution temporaire à un changement beaucoup plus important causé par le projet de loi C-12.
S’il contribue à maintenir l’accès au travail, il ne le fait PAS :
- Rétablir la recevabilité de votre demande d’asile
- Garantir une protection permanente
- Remplacer la nécessité d’une stratégie juridique forte
En fait, de nombreuses personnes touchées par ces changements sont aujourd’hui confrontées à des difficultés :
- Des déménagements plus rapides
- Des possibilités d’appel limitées
- Procédures complexes d’ERAR
Si vous envisagez de demander l’asile
Vous devez être extrêmement prudent.
Selon les nouvelles règles :
- Le choix du moment est essentiel
- Les retards peuvent vous rendre définitivement inéligible
- La méthode d’entrée (régulière ou irrégulière) est plus importante que jamais
Une erreur à ce stade peut signifier :
👉 Perdre totalement votre chance d’obtenir l’asile.
Si vous avez déjà postulé
Même si vous avez déjà déposé une demande d’indemnisation :
- Votre éligibilité peut encore être affectée par la nouvelle loi
- Votre autorisation de travail peut dépendre de la nouvelle politique publique
- Vos prochaines étapes (ERAR, permis de travail, options juridiques) doivent être soigneusement planifiées.
Dernier point à retenir
Le projet de loi C-12 a changé les règles, mais la nouvelle politique publique temporaire n’offre qu’une faible marge de manœuvre.
La clé est de savoir :
- Où vous vous situez
- Ce à quoi vous avez droit
- Que faire ensuite ?
Si vous n’êtes pas sûr, c’est le moment d’obtenir des réponses.
Votre avenir au Canada peut en dépendre.
Contactez Titan Law dès aujourd’hui
Au Titan Lawnotre équipe d’immigration peut :
- Déterminer si le projet de loi C-12 a une incidence sur votre cas
- Déterminer votre éligibilité à un permis de travail dans le cadre de la nouvelle politique
- Vous aider à introduire correctement votre demande et à éviter les retards
- Élaborer une stratégie pour protéger votre statut au Canada
👉 Réservez un examen de cas GRATUIT dès aujourd’hui pour comprendre vos options et prendre des mesures avant qu’il ne soit trop tard.
Le projet de loi C-12 est une nouvelle loi canadienne qui modifie la façon dont les demandes d’asile sont évaluées. Il introduit des règles de recevabilité plus strictes qui peuvent empêcher certaines demandes d’être examinées par la Commission du statut de réfugié.
Vous pouvez être concerné si
- Vous avez demandé l’asile après le 3 juin 2025, ou
- Vous avez séjourné au Canada pendant plus d’un an avant de présenter votre demande, ou
- Vous êtes entré entre deux points d’entrée et avez déposé votre demande après 14 jours.
Oui. La loi s’applique rétroactivement aux demandes faites à partir du 3 juin 2025. Cela signifie que votre demande actuelle pourrait être réévaluée et jugée irrecevable.
Si vous êtes entré au Canada le 24 juin 2020 ou après, vous devez demander l’asile dans l’année qui suit votre première entrée. Si vous présentez votre demande après ce délai, elle pourrait être rejetée parce qu’elle est irrecevable.
Si vous êtes entré au Canada entre les postes frontaliers officiels depuis les États-Unis, vous devez demander l’asile dans les 14 jours. Passé ce délai, vous risquez de ne plus être éligible.