Si vous cherchez la sécurité au Canada ou si vous prévoyez de présenter une demande d’asile, il est essentiel de comprendre le projet de loi C-12. Cette proposition de loi, connue sous le nom de Loi renforçant le système d’immigration et les frontières du Canada, pourraitremodeler de manière significative la procédure d’asile au Canada. Bien que le projet de loi n’ait pas encore été adopté, de nombreux réfugiés se posent les mêmes questions : Comment le projet de loi C-12 affectera-t-il ma capacité à présenter une demande d’asile ? Les règles deviendront-elles plus strictes ? Que dois-je faire pour protéger mon dossier ?
Chez Titan Law, nous pensons que la connaissance est une protection. Dans cet article, nous analysons les changements proposés et expliquons comment ils peuvent avoir un impact sur votre parcours vers la sécurité et la protection des réfugiés au Canada.
Qu’est-ce que le projet de loi C-12 et quelle est son importance pour les demandeurs d’asile ?
Le projet de loi C-12 vise à moderniser les lois canadiennes sur les frontières et l’immigration. Alors que le gouvernement affirme que son objectif est de rendre le système “plus rapide” et “plus sûr”, le projet de loi introduit également de nouvelles restrictions et règles d’éligibilité qui pourraient affecter des milliers de demandeurs d’asile.
Pour les réfugiés, l’enseignement le plus important est le suivant :
Le projet de loi C-12 rend plus difficile l’accès à la procédure complète de demande d’asile si votre demande est tardive, incomplète ou ne répond pas à de nouvelles exigences spécifiques.
Examinons en détail les changements proposés.
1. Règles de recevabilité plus strictes pour les demandes d’asile
L’une des parties les plus importantes du projet de loi C-12 est la création de nouvelles catégories d’inadmissibilité. Selon les règles proposées, vous pourriez ne pas être autorisé à faire entendre votre demande par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) si :
✔ Vous déposez votre demande plus d’un an après votre entrée au Canada
Cette mesure s’appliquerait aux personnes entrées au Canada après le 24 juin 2020. Les demandes tardives pourraient être éliminées avant même d’atteindre la CISR.
✔ Vous êtes entré au Canada de façon irrégulière et vous avez présenté votre demande plus de 14 jours plus tard.
Cette mesure vise les personnes qui traversent entre les points d’entrée officiels.
Pourquoi c’est important
Les retards qui étaient autrefois tolérés pourraient désormais entraîner le rejet automatique de votre demande de renvoi, même sivous craignez réellement d’être persécuté.
2. Vous devez vous trouver physiquement au Canada pour poursuivre la procédure.
Le projet de loi C-12 exige également que les demandeurs soient physiquement présents au Canada pour avancer dans la procédure. Cela permet de combler certaines lacunes et de trouver des moyens :
✔ Vous ne pouvez pas remplir une demande d’asile depuis l’étranger
✔ Les demandes d’indemnisation présentées à la frontière ou à l’intérieur du pays doivent être traitées intégralement au Canada
Cela ajoute une pression supplémentaire pour que vous restiez disponible et joignable à chaque étape de votre demande d’indemnisation.
3. Risque accru d’abandon des demandes d’indemnisation avant l’audience
En vertu du nouveau projet de loi, le gouvernement peut considérer certaines demandes comme “abandonnées” si elles sont incomplètes ou si elles ne sont pas “prêtes à être programmées”.
Cela signifie que :
Les documents manquants, les retards ou les formulaires incomplets peuvent compromettre votre demande d’indemnisation.
✔ Vous n’aurez peut-être pas une deuxième chance de corriger vos erreurs
Les réfugiés qui ne connaissent pas le système ou qui ne sont pas représentés peuvent courir un risque accru.
4. Si votre demande n’est pas recevable, vous pouvez être envoyé à un ERAR à la place
Même si votre demande n’est pas entendue par la CISR, le Canada ne peut pas expulser une personne vers un pays où elle est persécutée, torturée ou en danger de mort.
Le projet de loi C-12 indique que les demandeurs non admissibles peuvent plutôt être dirigés vers :
➡ Une évaluation des risques avant démantèlement (ERAR)
L’ERAR est différent d’une audition complète de réfugiés. Le processus est plus étroit, les délais plus courts et les taux de réussite plus faibles. Pour beaucoup, cela pourrait réduire considérablement leurs chances de bénéficier d’une protection.
Ce que ces changements signifient pour les réfugiés en quête de protection
Le projet de loi C-12 fait évoluer le Canada vers un système d’asile plus restrictif. Pour les réfugiés, cela signifie :
✔ Déposez votre demande rapidement
Si vous attendez trop longtemps après votre arrivée, vous risquez d’être exclu du bénéfice de l’aide.
✔ Préparez soigneusement votre demande
Les demandes incomplètes pourraient être rejetées avant même d’être soumises à une audience.
✔ Attendez-vous à un contrôle accru de la part des pouvoirs publics
Le projet de loi C-12 améliore l’échange d’informations entre les agences d’immigration.
✔ La représentation juridique est plus importante que jamais
Naviguer dans les nouvelles règles sans l’aide d’un expert peut mettre votre sécurité en danger.
Conseils pour protéger votre demande d’asile en vertu du projet de loi C-12
Voici ce que Titan Law recommande à toute personne cherchant à obtenir l’asile au Canada :
1. Déposez immédiatement votre demande d’indemnisation
Si vous craignez d’être persécuté, le temps ne joue pas en votre faveur en vertu de la législation proposée.
2. Rassembler des preuves solides
Rassemblez les documents, les déclarations sous serment, les rapports sur les conditions du pays et toute preuve de votre risque.
3. Mettre à jour les coordonnées des personnes à contacter
Les avis manqués peuvent conduire à des conclusions d’abandon.
4. Obtenez une aide juridique professionnelle
Un avocat spécialisé dans le droit des réfugiés peut préparer votre demande d’asile, éviter les erreurs et protéger vos droits.
5. Comprendre les voies alternatives
Si votre demande n’est pas recevable, il vous reste peut-être des options telles que l’ERAR, les demandes humanitaires ou d’autres filières d’immigration.
Réflexions finales
Le Canada reste déterminé à protéger les réfugiés, mais le projet de loi C-12 introduit de nouveaux filtres, délais et exigences qui pourraient empêcher de nombreuses demandes légitimes de faire l’objet d’une audience complète.
C’est pourquoi il est essentiel de :
Agir rapidement
Restez informé
Recherchez un soutien juridique expérimenté
Chez Titan Law, notre équipe se consacre à guider les demandeurs d’asile à travers chaque étape du processus avec compassion, clarté et expertise.
Comment Titan Law peut vous aider
Si vous envisagez de présenter une demande d’asile ou si vous vous inquiétez de l’incidence que le projet de loi C-12 pourrait avoir sur votre dossier, nos avocats sont là pour vous aider.
Votre sécurité est trop importante pour être laissée au hasard.
Contactez Titan Law dès aujourd’hui pour obtenir des conseils juridiques personnalisés et une stratégie solide pour votre protection.
Le projet de loi C-12 introduit des délais plus stricts, de nouvelles catégories d’inéligibilité et des exigences plus strictes en matière de documentation. Certains demandeurs pourraient ne plus avoir droit à une audience devant la CISR s’ils déposent leur demande en retard ou s’ils ne remplissent pas les nouveaux critères, ce qui augmenterait le risque de rejet précoce des demandes.
Oui, mais en vertu du projet de loi C-12, vous pourriez ne pas être éligible si vous déposez votre demande plus de 14 jours après une entrée irrégulière à la frontière. Il est plus important que jamais d’agir rapidement et d’obtenir des conseils juridiques.
Si vous présentez votre demande d’asile plus d’un an après votre arrivée au Canada, vous risquez d’être considéré comme irrecevable en vertu des nouvelles règles. Dans ce cas, vous pouvez être redirigé vers un examen des risques avant renvoi (ERAR) au lieu d’une audience complète de la CISR.
L’examen des risques avant renvoi (ERAR) permet d’évaluer si votre expulsion vous exposerait à un danger. Elle est généralement plus rapide et plus limitée qu’une audition complète de réfugiés de la CISR, avec moins de possibilités de présenter des preuves ou des témoignages.
Potentiellement, oui. Le projet de loi met l’accent sur un accueil plus rapide, des règles plus strictes et une sélection plus poussée au stade de l’éligibilité. Cela signifie que moins de demandes peuvent parvenir à la CISR et que davantage peuvent être redirigées ou considérées comme abandonnées avant l’audience.