Le gouvernement canadien a récemment annoncé d’importants changements au Programme des travailleurs étrangers temporaires (TET).
Ces changements, qui entreront en vigueur le 26 septembre 2024, visent à réduire la dépendance à l’égard des travailleurs étrangers temporaires, à lutter contre les abus et à donner la priorité aux travailleurs canadiens.
Le récent communiqué de presse du ministre Randy Boissonnault souligne plusieurs ajustements clés que les employeurs et les entreprises du Canada devraient comprendre.
Ce blog se penche sur ces changements, leurs implications pour les employeurs et ce qu’ils signifient pour le marché du travail canadien.

Qu’est-ce que le programme des travailleurs étrangers temporaires (TET) ?

Le programme des travailleurs étrangers temporaires (TET) est conçu pour aider les employeurs canadiens à pourvoir les postes vacants lorsqu’il n’y a pas de Canadiens ou de résidents permanents qualifiés disponibles.
Toutefois, ce programme a été conçu comme une solution de dernier recours et le gouvernement canadien renforce aujourd’hui sa réglementation afin de s’assurer qu’il est utilisé de manière appropriée.

Pourquoi ces changements se produisent-ils ?

Le gouvernement canadien a constaté que le programme des TET a été utilisé à mauvais escient par certains employeurs pour éviter d’embaucher des travailleurs canadiens talentueux.
Compte tenu de la situation actuelle du marché du travail, qui se caractérise par un taux de chômage en hausse – 6,4 % en juin 2024, contre 6,2 % en mai 2024 -, le gouvernement prend des mesures pour réduire la dépendance à l’égard des travailleurs étrangers temporaires et encourager les employeurs à embaucher des travailleurs canadiens.
Cette mesure vise à garantir que les travailleurs canadiens, y compris les jeunes, les nouveaux arrivants et les personnes handicapées, se voient offrir des opportunités sur le marché du travail.

Nouveaux changements dans le programme
Voici le graphique illustrant les taux de chômage au Canada d'avril 2023 à juin 2024. Il montre une tendance à la hausse du taux de chômage au cours de cette période, reflétant les conditions actuelles du marché du travail qui ont incité à modifier le Programme des travailleurs étrangers temporaires.

Principaux changements apportés au programme des TET

Voici les principaux changements que les employeurs canadiens doivent connaître :

1. Restrictions aux évaluations de l’impact sur le marché du travail (EIMT) pour les emplois à bas salaires

À compter du 26 septembre 2024, le gouvernement refusera de traiter les EIMT dans la catégorie des bas salaires dans les régions métropolitaines de recensement où le taux de chômage est égal ou supérieur à 6 %.
Cette politique ne comportera des exceptions que pour les emplois saisonniers et non saisonniers dans des secteurs spécifiques tels que la sécurité alimentaire (agriculture primaire, transformation des aliments et transformation du poisson), la construction et les soins de santé.

2. Limite du pourcentage de travailleurs étrangers

Les employeurs ne pourront plus embaucher plus de 10 % de leur main-d’œuvre totale par l’intermédiaire du programme des TET dans le cadre du volet des bas salaires.
Il s’agit d’une nouvelle réduction par rapport au plafond fixé en mars 2024, qui vise à réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires faiblement rémunérés employés au Canada.
Des exceptions à cette limite sont autorisées pour les emplois saisonniers et non saisonniers dans les domaines de la sécurité alimentaire, des soins de santé et de la construction.

3. Réduction de la durée de l’emploi pour les travailleurs à bas salaires

La durée maximale d’emploi des travailleurs embauchés dans le cadre de la filière des bas salaires sera ramenée de deux ans à un an.
Ce changement reflète l’engagement du gouvernement à réduire la dépendance à l’égard des travailleurs étrangers temporaires et à promouvoir des emplois plus stables et à long terme pour les résidents canadiens.

4. Suivi et ajustements continus

Le gouvernement continuera de suivre de près les conditions du marché du travail et apportera d’autres changements au programme des TET si nécessaire.
Au cours des 90 prochains jours, un examen sera effectué qui pourrait avoir une incidence sur le volet des travailleurs à salaire élevé, les demandes d’EIMT en cours, les exceptions sectorielles et les politiques de traitement pour les régions rurales.

Impact sur les employeurs

Les changements apportés au programme des TET auront plusieurs conséquences pour les employeurs canadiens, en particulier pour ceux qui ont eu recours à des travailleurs étrangers temporaires pour pourvoir des postes vacants :

  • Des mesures de conformité plus strictes : Les employeurs seront soumis à un examen plus rigoureux lorsqu’ils demanderont une EIMT, en particulier dans les secteurs à bas salaires et dans les régions à fort taux de chômage.
    Cela signifie que les entreprises devront faire preuve d’un véritable effort pour recruter et former des travailleurs canadiens avant de se tourner vers la main-d’œuvre étrangère.

  • Réduction potentielle des effectifs : Les entreprises devront peut-être repenser leurs stratégies de recrutement si elles emploient actuellement un pourcentage élevé de travailleurs étrangers temporaires.
    Le nouveau plafond de 10 % pourrait obliger certaines entreprises à réduire leur dépendance à l’égard de la main-d’œuvre étrangère et à investir davantage dans la formation et l’embauche de talents locaux.

  • Augmentation des investissements dans la formation : Pour se conformer aux nouvelles règles, les employeurs devront peut-être investir davantage dans des programmes de formation et de perfectionnement des travailleurs canadiens, en particulier dans les régions où les taux de chômage sont les plus élevés.

  • Exceptions et opportunités sectorielles : Bien qu’il y ait des restrictions, il y a aussi des exceptions pour des secteurs comme la sécurité alimentaire, les soins de santé et la construction.
    Les employeurs de ces secteurs peuvent encore avoir la possibilité d’embaucher des travailleurs étrangers temporaires, mais ils doivent respecter toutes les mesures de conformité.

Ce que les employeurs doivent faire maintenant

Compte tenu de ces changements, il est essentiel que les employeurs prennent des mesures proactives :

  1. Examiner la main-d’œuvre actuelle : Analysez votre utilisation actuelle des travailleurs étrangers temporaires et identifiez les domaines dans lesquels des ajustements peuvent être nécessaires.
  2. Élaborer une stratégie de conformité : Assurez-vous d’avoir mis en place un plan pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires, y compris les plafonds sur les travailleurs étrangers et les restrictions sur les LMIA.
  3. Explorer d’autres options de recrutement : Envisagez d’investir dans des programmes de formation ou des partenariats avec des établissements d’enseignement locaux pour attirer et retenir les travailleurs canadiens.
Ce que les employeurs doivent faire maintenant
Voici le diagramme à barres illustrant les changements apportés aux plafonds du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) au fil du temps. Il montre une réduction progressive des niveaux prépandémiques de 30 % au plafond actuel de 10 % en septembre 2024, reflétant l'effort du gouvernement pour donner la priorité aux travailleurs canadiens et réduire la dépendance à l'égard des travailleurs étrangers temporaires.
  1. Pré-Pandémie (2019) : Plafond de 30

    • Avant la pandémie de COVID-19, le plafond d’embauche de travailleurs étrangers temporaires était fixé à 30 % de la main-d’œuvre totale d’une entreprise.
      Cela signifie que les employeurs pouvaient pourvoir jusqu’à 30 % de leurs postes avec des travailleurs étrangers dans le cadre du programme TET.
  2. Pandémie (2021) : plafond de 20%.

    • Pendant la pandémie, le plafond a été ramené à 20 %.
      Cet ajustement a été effectué dans le cadre des efforts plus larges déployés par le gouvernement pour gérer l’impact du COVID-19 sur le marché du travail, en encourageant les employeurs à se concentrer davantage sur l’embauche de travailleurs canadiens disponibles.
  3. Mars 2024 : 15% Cap

    • En mars 2024, le plafond a encore été abaissé à 15 %.
      Cette réduction indique que le gouvernement met de plus en plus l’accent sur la réduction de la dépendance à l’égard des travailleurs étrangers temporaires, compte tenu de l’augmentation des taux de chômage et de la disponibilité des travailleurs nationaux.
  4. Septembre 2024 : 10% Cap

    • La dernière modification, qui entrera en vigueur en septembre 2024, fixe le plafond à 10 %.
      Cette baisse significative souligne l’engagement du gouvernement à veiller à ce que les employeurs canadiens accordent la priorité à l’embauche de Canadiens et de résidents permanents, en particulier dans le domaine des bas salaires.

Principaux enseignements

  • Resserrement progressif des restrictions : Le diagramme à barres montre une nette tendance à la baisse du pourcentage autorisé de travailleurs étrangers temporaires, qui passe de 30 % avant la pandémie à seulement 10 % en septembre 2024.
    Cette tendance reflète la stratégie du gouvernement visant à réduire progressivement la dépendance à l’égard de la main-d’œuvre étrangère.

  • Priorité à la main-d’œuvre nationale : Ces changements s’alignent sur les conditions actuelles du marché du travail, y compris une augmentation du taux de chômage, le gouvernement cherchant à promouvoir les opportunités pour les Canadiens, tels que les jeunes, les nouveaux arrivants et les personnes handicapées, qui pourraient autrement être négligés.

  • Implications pour les employeurs : Les entreprises qui ont beaucoup compté sur les travailleurs étrangers temporaires devront s’adapter à ces restrictions plus strictes.
    Elles devront peut-être investir davantage dans le recrutement, la formation et l’amélioration des compétences des travailleurs canadiens pour se conformer aux nouveaux plafonds.

Comment Titan Law peut vous aider

Chez Titan Law, notre équipe d’avocats expérimentés en droit de l’immigration est là pour aider les employeurs à comprendre leurs responsabilités, à se conformer aux nouvelles réglementations et à explorer toutes les options disponibles pour répondre à leurs besoins en matière de main-d’œuvre.

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  • Planification de la main-d’œuvre : Nous vous conseillons sur les stratégies d’embauche alternatives et la planification de la main-d’œuvre afin de vous aider à réduire votre dépendance à l’égard des travailleurs étrangers temporaires tout en répondant aux besoins de votre entreprise.

Conclusion

Les récentes modifications apportées au Programme des travailleurs étrangers temporaires reflètent un changement d’orientation du gouvernement, qui souhaite donner la priorité aux travailleurs canadiens et réduire la dépendance à l’égard de la main-d’œuvre étrangère.
Ces ajustements présentent à la fois des défis et des opportunités pour les employeurs canadiens, en particulier ceux qui travaillent dans des secteurs fortement dépendants des travailleurs étrangers temporaires.

Chez Titan Law, nous comprenons les complexités du paysage de l’immigration et nous sommes là pour vous aider à naviguer en douceur dans ces changements.
Notre équipe expérimentée est prête à vous assister dans tous les aspects de la conformité, des processus de demande et de la planification de la main-d’œuvre.

Le gouvernement du Canada a annoncé des changements qui entreront en vigueur le 26 septembre 2024, afin de réduire la dépendance à l’égard des travailleurs étrangers temporaires.
Ces changements comprennent des restrictions plus strictes en matière d’EIMT, un plafond de 10 % pour les travailleurs étrangers faiblement rémunérés, une réduction de la durée d’emploi pour les postes faiblement rémunérés et un contrôle continu du programme.

Le nouveau plafond limite les employeurs à un maximum de 10 % de leur main-d’œuvre totale dans le cadre du volet “bas salaires” du programme des TET.
Il s’agit d’une réduction par rapport au plafond précédent de 15 % en mars 2024.

Oui, des exceptions aux restrictions de l’EIMT s’appliquent à des secteurs spécifiques tels que la sécurité alimentaire (agriculture primaire, transformation des aliments et transformation du poisson), les soins de santé et la construction, où les emplois saisonniers et non saisonniers peuvent encore être éligibles à l’EIMT.

La durée maximale d’emploi des travailleurs étrangers temporaires à bas salaire a été réduite de deux ans à un an, à compter du 26 septembre 2024.

Les employeurs doivent examiner leur main-d’œuvre actuelle, élaborer une stratégie de conformité et explorer d’autres options de recrutement, telles que l’investissement dans des programmes de formation pour les travailleurs canadiens.
La consultation d’experts en immigration, tels que ceux de Titan Law, peut contribuer à garantir la conformité.

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